Les secrets de fabrication d'une Pipe de bruyère

Les secrets de fabrication d'une Pipe de bruyère

Bruyère, maïs, écume de mer, les matières avec lesquelles les pipes sont fabriquées sont multiples et offrent des avantages variés.
A l'origine, la pipe est fabriquée en terre ou avec des essences de bois de buis, de merisier ou d'hêtre. Mais à l'usage ces essences de bois se révèlent être peu appropriées au fumage : elles résistent mal à la chaleur et altèrent souvent le goût du tabac.

C'est à partir de 1852 que la bruyère fut reconnue pour ses caractéristiques et utilisée dans la fabrication des pipes.
Plus légère, la pipe en bruyère peut être gardée au coin de la bouche sans peine. Elle offre également une faculté d'absorption de l'humidité plus importante ce qui améliore le confort pendant le fumage.
Contrairement aux essences utilisées auparavant, la bruyère possède un goût neutre ce qui permet de révèler tous les arômes du tabac, et est bien plus résistante à la chaleur.

C'est pourquoi, très rapidement les fabricants de Saint Claude ont abandonné les essences de bois locales au profit de la bruyère, qui encore aujourd'hui représente la quasi totalité des pipes réalisées !

Les secrets de fabrication en 12 étapes :

Pour préserver la tradition, les bruyères sélectionnées font parties des plus belles loupes du bassin méditerranéen. Issus de cette racine, les ébauchons sont découpés et étuvés.

Cette préparation préalable joue un grand rôle pour le goût de la future pipe. Une fois triés, les ébauchons sont séchés naturellement pendant 1 an sur des claies et régulièrement retournés dans un séchoir.

Après calibrage, les différentes phases de la fabrication sont assurées par des maîtres pipiers.

 

Le calibrage de l'ébauchon

L'ébauchage

Etape 1 : le calibrage

Etape 2 : l'ébauchage

 

Le calibrage s'effectue à l'aide d'une scie circulaire, l'ouvrier donne aux ébauchons une hauteur et une épaisseur uniforme selon la grosseur de la pipe à produire.

 

L'ébauchon est maintenu dans une gueule de loup centrifuge et tourné pour mettre en forme le foyer et les deux tiers supérieurs du fourneau.

   

 Le varlopage

 Le fraisage

 Etape 3 : Le varlopage  Etape 4 : le fraisage

 

Cette étape consiste à tourner la tige ronde de la pipe. Cette dernière réalisée, l'ébauchon devient une ébauche.

 

Le fraisage consiste à enlever, à l'aide d'une fraise à lames multiples, l'excédent de bois se trouvant entre le foyer et la tige.

   

 Le râpage de l'ébauche

 Le perçage

 Etape 5 : Le râpage de l'ébauche  Etape 6 : Le perçage

 

La fraise n'a pu ôter, à la base du fourneau, les coins arrières qui forment un petit bec inaccessible à la machine. Ils seront éliminés par la râpage. Cette étape réalisée, l'ébauche devient une tête de pipe.

 

C'est une opération délicate. La tige de la pipe est approchée de la mèche d'une perceuse horizontale. La mèche, constamment graissée, doit déboucher très précisément dans le fond et le centre du foyer.

   

 Le choix de la tête de pipe

 Le montage de la pipe

 Etape 7 : Le choix de la tête de pipe  Etape 8 : Le montage de la pipe

 

La tête de la pipe passe entre les mains d'un choisisseur qui fait le tri entre les différentes qualités. On distingue neuf choix de qualité différents qui conditionnent le prix de la pipe et ses éventuelles finitions. On dit qu'un choisisseur ne trouve qu'une ou deux têtes de pipe exceptionnelles dans sa vie.

 

Le montage assure l'ajustement du tuyau à la tête. Il consiste en trois opérations : perçage de la pipe,  tournage du floc, puis montage et réparage des 2 parties. le réparage consiste à mettre à niveau la tige et le tuyau par émerisage. A l'issue de cette opération, on obtient une pipe.

   
Le polissage

Le badigeonnage

 Etape 9 : Le polissage  Etape 10 : Le badigeonnage

 

Le polissage est l'opération la plus délicate et la plus importante : Il exige une grande dextérité. Il s'agit de passer les têtes et les tuyaux sous des plaques feutrées recouvertes de toile abrasive tournant à grande vitesse afin de donner à la pipe sa forme finale.

 

Le badigeonnage correspond à la mise en couleur. Réalisé au pinceau ou à l'aide d'un tampon, il donne une couleur aux pipes. On utilse pour cela des peintures à base de pigments naturels, d'alcool et/ou d'acétone. On effectue ensuite un léger brûlage à la flamme, appelé flambage, pour fixer le colorant sur la bruyère.

   

 L'éclaircissage

 Le marquage de la pipe

 Etape 11 : L'éclaircissage  Etape 12 : Le marquage de la pipe

 

Après séchage, place à l'éclaircissage. Cette étape consiste à passer les pipes sous des rouleaux de cretonne, afin d'obtenir une teinte uniforme sur l'ensemble de la tête. L'éclaircissage permet également de faire ressortir le veinage de la bruyère tout en donnant à la pipe sa couleur définitive.

 

Les pipes teintées peuvent être cirées ou vernies. Reste enfin le marquage, c'est à dire l'apposition de la marque du fabricant, le nom de la série et la référence du modèle. Après une dernière vérification et un léger lustrage (coup de fion), les pipes sont enfin mises en boites pour être expédiées dans le monde entier.

 

Maintenant que vous connaissez tout les détails sur la fabrication des pipes de bruyère n'hésitez pas à consulter notre catalogue de pipes Chacom !

Cigarestore a sélectionné les pipes Chacom pour leur qualité, fabriquées par l'établissements CHAPUIS-COMOY & Cie, une entreprise qui labélisée "Entreprise du Patrimoine Vivant", une marque de reconnaissance de l'État qui distingue les entreprises françaises disposant d'un savoir-faire d'exception.

28/02/2020 Actualité, Home 0

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.

Catégories du Blog

Archives

Derniers commentaires

Aucun commentaire
Poursuivre mes achats Comparer

a été ajouté à votre liste de souhaits

Poursuivre mes achats Ma liste de souhaits